Que la lumière soit ! Fiat Lux ! Alimé lo far ! Cette semaine fut lumineuse. Car la culture, l’identité, la fierté réunionnaise ont gagné gros dans ce classement du maloya parmi le patrimoine mondial de l’Unesco. Après les lois reconnaissant les créoles langues régionales, puis l’esclavage crime contre l’humanité (Christiane Taubira, 10 mai 2001), c’est un autre pas dans l’acceptation que le Nègre opprimé d’hier a fait naître une culture que tout le monde, aujourd’hui, peut s’approprier. Alors évidemment, la culture c’est de la politique. Et bien entendu, il n’y a rien de surprenant à ce que Vergès et les siens aient oeuvré, discrètement, dans l’espoir que l’Unesco statue pas trop loin d’élections majeures. Un Vergès porté par le vent d’une assemblée unique proposée par le gouvernement de ceux qui, à l’époque du maloya interdit justement, la jetaient aux orties. La culture, oui, c’est de la politique. Mais pas toujours lumineuse. Car comment expliquer, au nom de la lumière, que Jean-Paul Virapoullé s’applique à démolir ce qu’il a patiemment, avec le courage et l’abnégation qu’on lui connaît, fabriqué, pendant deux décennies : le Dipavali ? Peut-on dire aimer sa ville et ses habitants en leur confisquant le plus gros rendez-vous culturel de l’année ? Culturel, cultuel ? Virapoullé, lui-même, s’y perd. Jeudi, dans le Jir, il soutient que le Dipavali “n’est pas une manifestation cultuelle”, après avoir dit, quelques lignes plus haut que “quand Rama et Sita reviennent triomphants, c’est la ville qui s’illumine, pas les champs de canne”. Fruteau aurait donc bafoué les dieux en déplaçant le défilé du centre-ville vers le Colosse (lequel Fruteau, soit dit en passant, fait preuve d’un entêtement agaçant dans cette affaire). Tel une divinité, Virapoullé le punit. Oh, ce n’est que de la culture, évidemment. Juste un instrument de pouvoir. Le maloya en fut un pour le PCR de Paul Vergès. Le Dipavali en est un (et depuis sa création) pour Jean-Paul Virapoullé. Certains analyseront la reconnaissance du maloya par l’Unesco comme un acte “communautariste”. “L’affaire” du Dipavali, elle aussi, sent le communautarisme. Et demi. Finalement, “Ville de lumière”, c’est peut-être Gold qui le chante le mieux.
David Chassagne dchassagne@jir.fr
Belle victoire de Claude
Merci mon Dieu, Y a quand même une justice !
Bravo pour la démocratie et bravo la gauche
Le manipulateur a été démasqué et les électeurs ont voté.
Très belle VICTOIRE
4 octobre 2009 - 22:57
c’est quoi communautarisme
Cessez de dire n’importe quoi..........La seule communauté de l’Ile à ne pas être communautariste c’est bien les tamouls.....Toutes les races, communautés, couleur de peau, culture et religion se retrouvent à leur table à chaque cérémonie végétarienne ou sacrifice animaux. En plus, ils sont servis comme des rois mais jamais on les verra chez ses personnes, c’est plutot eux qui sont commaunautarisme, raciste, ne partageant pas leur quotidien avec les tamouls.
4 octobre 2009 - 15:43
le communautarisme a bon dos
Et vous ? Quand vous préférez GOLD ? N’est-ce pas du communautarisme ? Ah j’oubliai,ça c’est occidental,judéo chrétienne, ce n’est pas communautarisme,toutes les culture ont le droit et le devoir de s’en inspiré...
4 octobre 2009 - 11:23